11/11/2016

COLERE...

A propos de l’élection de Trump j’avais posté ceci sur la page de Julie : 
C'est peut-être la catastrophe nécessaire pour que ce système s'écroule et qu'on essaye d'en bâtir un autre.
J’ai eu, en gros, 2 types de réactions (en plus de celle de Julie qui demandait pourquoi diable on avait cet échange sur sa page…). Les uns disaient que la politique du pire n'avais jamais conduit qu'à des catastrophes, les autres que le système était capable de tout digérer, y compris Trump et les crises qu’il pourrait provoquer.

   Tout d’abord la politique du pire je n’y suis pour rien, je n’ai pas voté pour Trump et je ne voterai pas pour le FN. Je constate juste que, jusqu’à présent, les puissances économiques dominantes (voir sur le sujet un autre article plus bas dans le présent blog) ne tentent pas de s'auto-réguler et poussent leur soif de profit et de domination jusqu’à déclencher des réactions de désespoir qui  font perdre leurs champions (Hillary). D’autre part personne ne propose d’alternative crédible : L’idéologie ultra-libérale à contaminé toute la pensée politique. On ne nous propose que des aménagements à la marge. Les politiques des Hillary, Hollandes, Vals ou autres Macron ne sont même pas en mesure de ralentir un tout petit peu la dégradation des conditions de vie des moins avantagés ni  la marche arrière sociale ni à limiter un tant soit peu la montée scandaleuses des profits des plus riches et encore moins à limiter réellement la dégradation de l’environnement et du climat qui vont créer d'autres millions de réfugiés.
 Aucune force ne semble en mesure d’arrêter cette course folle… sauf peut-être son emballement jusqu’au point où il devient évident qu’elle menace sérieusement les intérêts de ses défenseurs et bénéficiaires. 

Si on veut accepter l’ordre des choses tel qu’il est et se contenter d’élire tous les 10 ans un gouvernement qui mettra les 10 années suivantes à tenter de colmater les brèches qu’un Sarko, un Juppé ou un Macron auront creusé en quelques mois on peut continuer comme ça.  Mais   si le seul moyen de stopper cette évolution passe par une crise majeure alors vivement la crise !

Ci-dessous deux articles postés en octobre et septembre 2016 et ramenés à la date d'aujourd'hui.

2 commentaires:

  1. Bonjour Jacques, bonjour aux lecteur de ce blog stimulant !
    La politique du pire? Je pense à un article de Yanis Varoufakis, l'ancien ministre des finances grec qui a tenté de s'opposer aux diktats des marchés, de l'Europe et du FMI, qui rapportait ceci: il était étudiant en Grande Bretagne quand Margareth Thatcher a gagné ses premières élections. Il était de ceux qui disaient que cela donnerait une bonne leçon à ceux qui, au Parti Travailliste, dérivaient vers le libéralisme, et que la situation devrait s'améliorer après ce tournant violent. Qu'en a t il été? Thatcher a fait triompher les solutions ultra libérales (avec son fameux TINA : There is not alternative) et s'est fait réélire encore et encore...
    Varoufakis en concluait que la politique du pire ne paye pas.
    On peut aussi se dire que cela dépend de l'ampleur du choc subi par les sociétés... De ce point de vue, je suis presque sûr que le choc "Trump" sera insuffisant pour faire basculer les imaginaires sociaux vers d'autres alternatives. Notamment parce que c'est aussi un pragmatique et un manipulateur, qui fera passer auprès de son électorat des mesures modérées pour des mesures radicales.
    Et de toutes les façons, c'est aussi sur des visions nouvelles que se forge un changement systémique. Ces visions nouvelles émergent, encore timidement... C'est vers elles qu'il faut se tourner, ce sont elles qu'il faut interroger et soutenir.
    Haut les cœurs !
    Jacques Ould Aoudia

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Jacques pour ta réponse qui me donne l'occasion de préciser un peu ce que je voulais dire. Ce que j'appelle une crise majeure ce n'est pas quelque chose qui déclencherait le "Grand soir" car depuis qu'on le prédit je n'y crois plus trop, non c'est plutôt une crise du système comme celle de 2008 en beaucoup plus grave au point d'obliger toutes les parties (y compris les moins progressistes) à réaliser qu'il faut repartir dans une autre direction. Un peu comme ce qui s'est passé avec Roosevelt ou, mieux, avec le programme du Conseil National de la Résistance qui a engendré la Sécu et toute une série de mesures Sociales. Certes, c'était dans des conditions très particulières et l'histoire ne repasse pas ls plats. La comparaison est là juste pour expliciter l'idée.

      Supprimer